Relife tome 1
édité chez Ki-oon, 7.9 euros

La nostalgie est un sentiment bien particulier. Au croisement de l’inutile et de l’obligatoire. On aime la ressentir pour son pouvoir évocateur. On la redoute pour sa compagne la déprime.
La nostalgie est importante. Elle nous garde des mauvais souvenir pour se concentrer sur l’essentiel.
La nostalgie est dangereuse car elle peut, si on n’y fait pas attention, nous faire dire des drôles de trucs genre « c’était mieux avant ».
Bref, la nostalgie c’est en retour en arrière. Une plongée salvatrice dans le passé mais qui peut aussi nous empêcher d’avancer.

ReLife nous parle de nostalgie. Celle d’Arata, 27 ans, chômeur, célibataire. Loin de ce qu’il avait espéré en sortant du lycée.
Mais voilà qu’on lui offre la possibilité de redevenir lycéen pendant un an, grâce à une pilule qui fait ici office de Deus ex machina.
Car après tout, qu’importe la pilule, qu’importe le comment, puisqu’il ne s’agit que de pourquoi. Relife nous offre le temps de quelques volumes (un pour l’instant) la possibilité de vivre cette nostalgie : le lycée. Période étrange ou absence de responsabilité et presque indépendance se côtoient étroitement.
ReLife fait du bien, car c’est une porte facile à refermer. Une échappée controlée, bref un livre dans tout ce qu’il a de simple et d’évocateur.
![]()
ReLife est à la base une web-série très populaire au Japon. Ki-oon la sort en France dans un format tout en couleur et très bien découpé.
Relife nous propose une histoire simplissime mais c’est out ce qu’on lui demande. Car parfois simplicité rime avec authenticité.
