Le voleur d’estampes
Glénat, 13.25 euros
La bande dessinée est un média paradoxale. A la fois très vieux (on dessine des histoires depuis la nuit des temps, bien avant l’écriture) et très jeune (la démocratisation de la Bande Dessinée date en gros du siècle dernier).
Et parmi tout ces volumes d’un art paradoxale, apparait parfois une œuvre paradoxale, étrange. Une œuvre définie uniquement par son graphisme. Dépassant la dimension narrative classique.
C’est le cas pour moi du Voleur d’estampes.

Manga français, Le voleur d’estampes nous raconte une énième histoire d’un voleur qui vole au riche et d’une jeune fille qui s’ennuie et rêve d’évasion. Vous avez l’impression d’avoir lu ça des dizaines de fois ? C’est normal, c’est le cas.
Mais alors qu’est-ce que cette œuvre à de spéciale ?
Et bien parce que l’œuvre est une réussite visuel.
L’auteur nous plonge dans un univers de tableau, ou la frontière entre le statique et le mouvement devient extrêmement flou.

Le voleur d’estampes nous raconte deux histoires. Une classique qui lui offre le tremplin nécessaire pour son autre histoire : celle de deux personnage enfermés. Qui cherche coute que coute à s’évader.
Le voleur d’estampes, c’est l’histoire d’une mise en mouvement.
